Etiyé in her own words …

« I always strive to shape or represent figures in their primary essence– beings in their most primitive and denuded surroundings, symbols of their fundamental Existential condition : Solitude, Fear and Desire.

Above all else, being, being there, being a part of and belonging to….encouraging this primordial presence, a trace of human culture on earth. Each figure is a trace rather than a portrait, which is why I favour seeing my statues together – forming a community, a group of totems – like a forest…

To make, to create, is for me an ongoing process, a flowing river. I wish to communicate a joie de vivre, a creative joy. Even though this joie de vivre is, by definition, transitory and ephemeral, Art should be able to freeze frame this joy as an everlasting moment. I can say that I would hope my statues reflect an ecstasy transformed into the material world.

It is always for me a magical moment : the fusion of two materials – earth and fire. I might say that I uncover each new creature as it emerges from the ashes of the oven. There is a kind of culinary parallel , placing in the oven and watching the evolution of the colours through natural chemical processes… this is my passion, my personal art, which gives me life, and, to my mind, firing in the oven is one of Man’s most vital activities.
This most traditional approach of hand-moulding is at the very heart of my work. I do not mean by that, that I attempt to copy traditional statues or follow what might be called ‘tribal’ styles ; I feel rather that I re-invent ‘archetypes’ from a ‘primitive art’ pool, which you could call ‘totems’.
I shape the material using methods evolved through experimentation, memory and an ill-defined nostalgia for my love of a continent I left many years ago – African soil….though my work is not uniquely African in inspiration. On closer inspection you can identify elements of Ancient Greek (Mycenaean) Art, prehistoric Venuses and Oriental Art. « 

 

Etiyé en ses propres mots …

 » J’essaie toujours de façonner ou représenter des figures dans leur espace primaire – des êtres dans leur aspect le plus nu, le plus primitif, comme symboles de la condition existentielle fondamentale : la solitude, la crainte, le désir.

Mais surtout, il s’agit d’être, d’être- là, faire partie de- appartenir à …avancer…une présence primordiale, une trace de la culture humaine sur la terre. Chaque personnage est une trace plutôt qu’un portrait ; c’est pour ça que j’aime bien voir mes statues ensemble – formant une communauté, un groupe de totems – comme une forêt…

Pour moi, faire , créer est un processus, un fleuve. Je veux communiquer une joie de vivre, une joie de faire.Même si la joie de vivre est en soit éphémère et transitoire, l’art devrait pouvoir la capturer d’une manière qui puisse durer dans le temps, pour toujours. Au fond, J’aimerais penser que mes statues reflètent une extase matérialisée.

Pour moi, c’est toujours un moment magique : la fusion de deux éléments, la terre et le feu. Je peux dire que je les découvre, ces nouvelles créatures qui émergent des cendres après la cuisson. La cuisson que je fais est d’une certaine manière, comme faire la cuisine. Enfourner, regarder de près comment les couleurs sont générées dans les procédés chimiques naturels …
Ces choses-là me passionnent. C’est ça mon artisanat à moi , et cela me permet de vivre. Je considère que la cuisson au four est, de toutes les activités de l’homme, l’une des plus vitales.

A vrai dire, cette approche très traditionelle de l’art par le bias de l’artisanat est au cœur de mon travail.
Par là, je ne veux pas dire que j’essaie de copier des statues traditionelles ou des styles considérés tribaux. Non je pense plutôt que je réinvente des ‘archétypes’ d’un ‘art primitif’ – appelez ça des totems, si vous voulez.
Je façonne la matière avec la méthode que j’ai élaborée, et cela en ayant recours à ma mémoire,une nostalgie mal définie, de mon désir pour un continent que j’ai quitté il y a des années. La terre même de l’Afrique….Mais mon travail n’est pas seulement africain dans son inspiration. Si vous regardez de près, vous verrez qu’il y a des éléments de l’art grec ancien (mycénien), des Vénus préhistoriques, de l’art oriental, etc. « 

 

EXHIBITIONS

Etiyé Dimma Poulsen
Celebration

Salle du Cercle, rue de l’Église Seillans (Var – 83440)
Exposition du 4 juillet au 31 août 2014

 

Etiyé avec ses propres mots :


C’est toujours un défi de trouver un titre pour une exposition, surtout que je crée chaque pièce individuellement. Depuis que l’on m’a proposé d’exposer dans une chapelle, j’ai essayé de présenter un ensemble d’œuvres qui aura un sens et un lien en commun avec ce lieu sacré, bien que désaffecté aujourd’hui.

En entrant vous verrez une procession formée de personnages sculptés qui suivent les futurs époux le long du centre de l’espace. Ce cortège nuptial est en train d’être reçu par un groupe de grands prêtres et prêtresses, nommés Axoumites (nom inspiré des stèles de la ville sacrée d’Axoum en Éthiopie).

Contre les murs vous êtes entouré des « saints-piliers » inspirés des mosaïques que j’ai vues dans une église byzantine, la Saint Apollinaire à Ravenne. Ces pièces sont les plus solennelles de l’exposition et portent une qualité introspective empruntée de l’art bouddhiste. Parmi les titres on peut lire « Byzance », « Animiste » et « Traces »…, et, en regardant de près, vous verrez des symboles tracés disparaissants qui touchent notre vie passée et actuelle.

Parfois ces symboles pourraient être religieux pendant que d’autres représentent plutôt des emblèmes ethniques visibles même aujourd’hui dans des tatouages ou imprimés sur des vêtements.

Dans les niches se trouvent des sculptures circulaires inspirées des coiffes festives du peuple zoulou, et portées surtout par des femmes mariées. Un danseur fondu en bronze exécute la danse sacrée de rotation perpétuelle du derviche. Il y a ensuite de petites sculptures représentant les peuples africains avec leurs vêtements qui distinguent leur culture et origine ethnique.

Enfin, dernier élément et non des moindres, sont incluses des sculptures en bronze qui représentent nos tous premiers dieux animistes … le soleil et la lune.

Pour moi, cette exposition exprime autant notre voyage spirituel à travers le passé et le présent que notre voyage comme être social ; ayant dit tout cela, la source de tout mon travail est plus instinctive que rationelle. Je travaille comme un enfant qui joue à la poursuite du bonheur, de l’harmonie … et, si ce n’est pas un terme trop utilisé et banal … de la beauté.

Etiyé Dimma Poulsen
Anvers, juin 2014

 


 

Etiyé Dimma Poulsen
Celebration

Salle du Cercle, rue de l’Église Seillans (Var – 83440)
Exhibition from the 4th of July to the 3st of August 2014

 

Etiyé in her own words :

It is always daunting to find a title for a show, as most of the works have been made individually. 
Since I was offered to do an exhibition in a church, I tried to present a body of works which could have a meaning in a sacred / though now de-sacralized space like this.


 

As you enter, you see a line of sculptures (in the nave) along the middle of the church following the bride and groom.
This wedding procession is being received by a group of high priests and priestesses named Axoumites (inspired by the steles from the once holy city of Axoum in Ethiopia).


On the walls you are surrounded by pillar saints inspired by the mosaics I once saw in a Byzantine church St. Apolinare in Ravenna.
 These works are the most solonnel at the exhibition and have a more introspective quality borrowed from buddhist art. 
Some of the titles may read, Byzance, Animist and Traces… etc. 
If you look closely, you will find some vanishing traced and symbols which are part of our past and modern life today.

In some cases the symbols might be religious and others an ethnic emblem which you find on tattoos or clothing.

In the niches, you will see circular sculptures inspired by the zulu people’s festive headdress mainly worn by married women.
 A bronze dancer is performing the perpetual turning sacred dance of the dervish.
 You have small sculptures representing people from around Africa with the distinctive clothing of their culture or ethnic origin.


Last but not least, we have a few bronze sculptures representing our first animist gods of worship : the sun and moon.


For me, this show is just as much about our spiritual journey through the past and present as well as our journey as social man.

Having said all this, I work more from instinct than reason. 
I work like a child at play in pursuit of happiness and harmony not to use an exhaled term such as beauty.

Etiyé Dimma Poulsen
Anvers, June 2014

Byzantine Man - Mixed media / Technique mixte - Dim : 215 x 35 cm
Byzantine woman - Mixed media / Technique mixte - Dim : 200 x 35 cm
Animist - Mixed media / Technique mixte - Dim : 200 x 35 cm
Traces - Mixed media / Technique mixte - Dim : 200 x 35 cm
Abstraction - Mixed media / Technique mixte Dim : 215 x 35 cm
Sun Goddess - Bronze - Edition of 8 - Signed - Dim : 220 x 43 cm
1. Cercle au chapeau bleu - Dim : 73 x 52 x 20 cm - 2. Joruba sun (yellow sculpture) - Dim : 77 x 58 x 20 cm - 3. Homme en djellaba bleue - Dim : 54 x 15 x 15 cm 4. Femme mangbetu (white) - Dim : 49 x 15 x 15 cm - 5. Femme rouge au cercle jaune - Dim : 50 x 15 x 15 cm - Mixed media/technique mixte
Moonwatcher I - Bronze - Signed - Edition of 8 - 2010 Dim : 145 x 25 x Base 80 cm
Moonwatcher II - Bronze - Signed - Edition of 8 - 2010 Dim : 145 x 25 x Base 90 cm
Moonwatcher III - Bronze - Signed - Edition of 8 - Dim : 145 x 25 x Base 80 cm
Mixed media sculptures
Couple Mixed media / Technique mixte - Signed - 2010 - 39 x 34 X 19 cm
Couple Mixed media / Technique mixte - Signed - 2010 39 x 34 X 19 cm
Homme au chapeau - Mixed Media / Technique mixte - Signed / Signée - 2010 - Dim : H 54 cm
Femme au poncho - Mixed media / Technique mixteSigned / Signée - 2010 - Dim : H 45 cm
Maji - Mixed media / Technique mixte - Signed / Signée - 2010 Dim : 89 x 45 x 15 cm
Group of 8 sculptures - 1998 - Mixed Media - From a 144 to 200 cm